Su-Mei Tse (1973)

10 05 2009

Son visage ?

su_mei_tse

Je ne connais pas personnellement Su-Mei (1973, Sino-Luxembourgeoise), bien qu’elle soit de notre génération et que nous ayons fait l’acquisition d’une superbe balançoire en néon. Je trouve que cette photo d’elle correspond bien à l’idée que nous nous en faisions lorsque nous avons installé et mis en route la balançoire.

Swing 2007

La balançoire est fixée au plafond à un moteur dont a vitesse est réglable. Une fois allumée, le mouvement de la balançoire donne une impression de plénitude, de légèreté et d’insouciance. Insouciance certainement parce qu’une balançoire nous rappelle notre plus jeune âge?

Su-Mei, au travers de cette installation, crée un mouvement de balancier entre les 2 cultures qui sont siennes: La culture occidentale (Luxembourg) et la culture orientale (la Chine). Le mouvement est lancinant. Il marque le temps telle une horloge sans pour autant y avoir de son ou de cliqueti qui nous rappelle le temps qui passe.

« Swing, 2007
Une balançoire faite de tubes de néon oscille paisiblement dans l’espace, comme si quelqu’un venait juste de partir.
Les sujets de l’absence, du temps et de la mémoire reviennent souvent dans le travail de Su-Mei Tse. Cette présence quasi spectrale de l’objet, renforcée par le matériau fragile utilisé, le rend d’autant plus intouchable et inutilisable. La simple contemplation de l’objet et de son mouvement régulier permet de se laisser transporter. Su-Mei Tse excite la mémoire en ne donnant que des indices, ouvrant le champ à des projections intimes.
(extrait du texte de Kevin Mühlen « Su-Mei Tse » pour le catalogue Prix d’Art Robert Schuman – Best Of, 2007-2008) »

Voici le document qui était fourni pour monter la balançoire:

SWING – Assembling and Packing

Pour continuer avec Su-Mei Tse, la vidéo suivante joue encore sur le rapprochement des cultures en opposant d’un côté les balayeurs que l’on trouve dans tous les grands pays occidentaux (avec leur habille vert synonyme d’écologie) qui sont là normalement pour ramasser les surplus de la société de consommation à outrance, et de l’autre côté, on se retrouve dans un paysage pure, dans lequel l’Homme n’a pas eu le temps de le corrompre, une sorte de paranthèse dans le temps.

Encore une fois, Su-Mei joue en permanence sur le rapprochement des peuples et des cultures en les juxtaposant.

« The Desert Sweepers » (2003). Ce film étrange et hallucinatoire dépeint des balayeurs balayant le sable du désert en formant des piles de sable avec des balais en plastique. De temps en temps les balayeurs cessent leur travail pour faire une pause et pour regarder l’horizon avant de continuer leur travail, pourtant les piles de sable ne grossissent jamais et les balayeurs ne se fatiguent jamais, laissant au spectateur, le seul témoin, à la futilité de leur tâche.